IMMIGRATION SOCIETE SUBSAHARIEN

Tunisie – La lutte contre la traite des humains, projet RECOLTEHA

Tunisie - La lutte contre "la traite des humains"

Face aux défis du développement, nombreux sont les femmes et les hommes de l’Afrique subsaharienne qui optent pour la migration comme voie d’accès à l’emploi, aux droits économiques et sociaux, en somme à un avenir meilleur au sein du continent ou même en occident. Ces personnes quittent leur pays dans des conditions  irrégulières et dangereuses fautes d’informations, de moyens financiers ou légaux, s’exposant notamment à des risques d’exploitation voire de traite des êtres humains, sur la route ou à l’arrivée.

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Le nombre de victimes de traite des êtres humains et d’esclavage modernes sur toutes ces formes identifiées par les Etats, les organisations internationales et les organisations de la société civile ne cesse d’accroître sur tout le globe terrestre.

La question de la traite des êtres humains s’est peu à peu imposée comme un enjeu international au cœur de nombreux débats politiques et sociétaux, afin d’y porter des solutions palliatives. Et pour lutter efficacement contre ce fléau qui touche singulièrement les femmes toutes les parties prenantes à savoir la société civile, les organisations internationales et les Etats se mobilisent pour mettre en place des politiques  mécanismes pour circonscrire ce phénomène.

Depuis quelques années, plusieurs pays dont la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, se sont dotés d’une législation en la matière pour mieux lutter contre la traite, conformément à leurs engagements internationaux et régionaux.

Cependant, face à la recrudescence du phénomène, les différentes parties prenantes se trouvent confrontées à nombreux défis d’ordre financier, politique et juridique qui entravent l’éradication de la traite des êtres humains.

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Pour faire face à ces contraintes et assurer la complémentarité des approches et des services, le partenariat entre la société civile et les institutions publiques s’avère primordial et indispensable. A ce titre, les autorités tunisiennes travaillent en synergie avec les associations spécialisées de faire appliquer la loi. Ce mécanisme a permis 780 victimes en 2018 dont une centaine orientée par l’association Terre d’Asile Tunisie.

Terre d’Asile Tunisie, section tunisienne de l’association France terre d’asile, accompagne depuis 2014 les personnes migrantes en Tunisie à travers une permanence d’assistance juridique et sociale. L’association a mis en place le projet RECOLTEHA, financé par l’Union Européenne, visant à apporter une assistance spécifique aux victimes de traite étrangères en Tunisie ainsi qu’à renforcer les capacités des acteurs de la société civile en Tunisie et dans les pays d’origine dans la lutte contre la traite.

Concernant le projet RECOLTEHA, l’association Terre d’asile Tunisie travaille en partenariat avec l’Instance de lutte contre la traite, les associations tunisiennes et les associations représentant les migrants pour l’accompagnement quotidien des victimes de traite (identification, signalement, assistance sociale et juridique, réintégration, séjour) et organise des formations, des ateliers, des rencontres débats pour sensibiliser sur ces questions.

Vu la complexité de la lutte contre la traite des êtres humains ; l’association Terre d’Asile a initié le projet RECOLTEHA pour rassembler différents acteurs et parties prenantes de la traite des humains en Tunisie, Côte d’Ivoire, Sénégal, France, Liban, Belgique, autour de différentes thématiques à savoir :

>>> Lire aussi : Maroc Nador – Arrestation de 4 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau d’immigration illégale et traite d’êtres humains

  • Comment prévenir la traite des êtres humains transnationale dans les pays d’origine des victimes ? (prévention dirigée vers les potentielles futures victimes)
  •  Comment prévenir la traite des êtres humains dans les pays de destination ? (prévention dirigée vers les potentiels auteurs de la traite et témoins de traite)
  • Comment identifier les besoins des victimes de traite et y répondre malgré l’emprise des réseaux (accès aux droits) ?
  • Enjeux de l’hébergement : comment assurer la sécurité des victimes de traite identifiées ?
  • Accès à la justice : comment aider les victimes à porter plainte, poursuivre les auteurs de traite et mettre fin à l’impunité ?
  • Quels partenariats internationaux pour mieux lutter contre la traite ?
  • Comment mieux collaborer entre institutions et associations ?

Le partage d’expérience entre pays d’origine et de destination sur les différentes thématiques apparait comme indispensable pour les différents acteurs pour mieux cerner la traite des êtres humains et y apporter des solutions.

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Les associations et institutions nationales de lutte contre la traite tunisienne, ivoirienne, sénégalaise, libanaises, française, belge ont partagé l’expérience de leur pays sur la traite des êtres humains.

Les différents résultats de ces tables rondes serviront d’acquis pour une analyse plus approfondie pour l’élaboration d’un plaidoyer à remettre aux autorités compétentes.

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