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Burkina – Insécurité: terrorisme au burkina faso, Le pays déconseillé aux voyageurs par la France : à qui la faute ?

une purge des chrétiens ou un conflit inter-religieux

“Arrêtez de pleurnicher !”, intime un éditorial de Wakat Séra. La France déconseille désormais de se rendre dans tous les pays sahéliens, en proies aux attaques terroristes. Le coup est dur, mais il faut que le pays se prenne en main, estime le média burkinabé.

>>> Lire aussi : Burkina Faso – L’attaque d’un convoi de civils fait au moins 37 morts dans l’est du pays

terrorisme au burkina faso – Le Burkina peint presque totalement en rouge ! Vous êtes loin d’être au carnaval de Rio ou dans un atelier de peinture. C’est simplement la nouvelle carte publiée le 18 novembre 2019] que le ministère français des Affaires étrangères met à la disposition de ses ressortissants pour les guider dans les choix de leurs destinations et, le cas échéant, les prévenir des risques qu’ils pourraient courir en cas de situation d’insécurité. Désormais, le ministère français des Affaires étrangères colore le Burkina Faso entièrement de rouge, pour les zones “formellement déconseillées ‘’, et d’orange  pour les zones “déconseillées sauf raisons impératives”.

terrorisme au burkina faso – L’insécurité et les massacres en série sont devenus  la norme, le quotidien burkinabé, L’Observateur Paalga, s’inquiète de la réaction des populations dont certaines organisent déjà une résistance armée. Au risque de plonger le pays dans le chaos ?

Le Burkina Faso vit la crise sécuritaire la plus inquiétante de son histoire. Ces deux dernières années, un nombre indéfini de groupes armés prolifèrent au pays des hommes intègres, semant la mort dans les différents villages du pays. Et depuis quelques mois, le rythme des tueries s’accélère, comme le note le quotidien national L’Observateur Paalga.

terrorisme au burkina faso – “On se souvient que le 28 septembre dernier, dans la commune rurale de Zimtanga, province du Bam, seize personnes ont été abattues. Deux jours plus tard, c’était au tour du village de Kargo de recevoir la visite sanglante des terroristes qui y ont fait six victimes. Le 2 octobre, l’attaque de deux villages de la commune de Bourzanga a fait également cinq morts, égrène le journal burkinabé, avant de poursuivre le décompte macabre. 48 heures plus tard, c’est le site d’orpaillage de Dolmané dans la commune d’Arbinda qui a payé aussi un lourd tribut à la ballade funeste ‘d’individus armés non identifiés’ dans le Sahel burkinabé : vingt personnes y ont été massacrées.”

>>> Lire aussi : Sahel – les groupes terroristes ensemble pour prendre le Burkina Faso

Le nombre de personnes déplacées en raison de violences a été multiplié par cinq dans le pays depuis le début de l’année.

Les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina se montrent complètement dépassées par les événements. “Elles (les FDS) ont comme perdu la bataille du Nord, et l’on croise les doigts pour que la pieuvre terroriste n’étende pas ses tentacules au reste du pays”, espère L’Observateur Paalga.

  • L’armée a ainsi annoncé son intention de recruter 500 nouveaux militaires à titre exceptionnel. Ce recrutement est annoncé dix jours après l’attaque la plus meurtrière subie par l’armée burkinabè.terrorisme au burkina fasoL’armée a ainsi annoncé son intention de recruter 500 nouveaux militaires à titre exceptionnel. Ce recrutement est annoncé dix jours après l’attaque la plus meurtrière subie par l’armée burkinabè.

Dans une de ses interventions, Jean Arthur Idriss Diasso, le directeur de la communication des forces armées burkinabè a précisé :

“C’est un recrutement complémentaire. Le recrutement habituel est déjà lancé. L’effectif de 500 en fait, c’est pour augmenter l’effectif qu’on recrutait chaque année : 1.500. Donc ça va faire 2.000 au total.”

Le renforcement de l’effectif de l’armée burkinabé intervient au moment où le G5 Sahel semble dans l’impasse dans sa lutte contre le terrorisme.

terrorisme au burkina faso – Après avoir perdu, le 19 août dernier, 24 soldats durant l’assaut d’une centaine d’hommes contre sa caserne de Koutougou dans le nord du pays, l’armée burkinabè va donc se doter de moyens humains plus importants en rajeunissant ses troupes.

>>> Lire aussi : Burkina Faso – Insécurite dans la province du Bam : Les populations préparent la résistance

L’urgence est telle que les populations commencent à organiser elles-mêmes la riposte. Le journal indique que les habitants de la ville de Kongoussi, chef-lieu de la province du Bam dans le nord du pays, ont fondé le Mouvement populaire de résistance du Bam.

terrorisme au burkina faso – “Ses initiateurs ont appelé à la mobilisation de cent jeunes par village et par secteur des centres urbains en Comités de défense et de sécurité, détaille le journal. Ces comités, dans leur entendement, devraient venir en appui aux FDS dans leur tâche de sécurisation des frontières, des personnes et des biens.” Loin d’être une nouvelle rassurante, la démarche inquiète le quotidien national burkinabé, qui conclut en rappelant que ce genre d’initiative populaire, déjà expérimentée au Mali voisin, n’a fait qu’aggraver les affrontements communautaires :

‘’Faut-il, pour les besoins d’autodéfense de la population, courir le risque de distribuer des armes de guerre dans nos villes et villages comme des petits pains ? Par ailleurs, comment s’assurer de la bonne moralité des milliers de jeunes qui viendraient à être mobilisés dans les CDS ?  Prenons donc garde à ce que le remède n’aggrave pas le mal.”

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