SOCIETE SUBSAHARIEN

Tunisie – “Géreuz de bizi”: la prostitution en ligne

Tunisie "Géreuz de bizi": la prostitution en ligne

« Gérer un bizi, veut dire qu’on va gagner de l’argent grâce au sexe »

Elles sont pour la plupart des subsahariennes et  n’avaient aucune intention de tomber dans la prostitution. Mais pour survivre à un niveau de vie de plus en plus élevé en Tunisie, ces jeunes subsahariennes se sont transformées en « géreuz de bizi », une activité parallèle qui consiste à se faire passer pour une fille ordinaire avant de se muer progressivement en escort-girl.

Le phénomène est récent. La raison de ce retournement : l’accroissement de la pauvreté et du taux de chômage dans plusieurs pays d’Afrique. C’est encore pour cette raison que ces jeunes subsahariennes ont exporté ce phénomène hors des frontières de leur pays respectif.

>>> Lire aussi : Tunisie – Traite des êtres humains, Une ivoirienne arnaquée et hospitalisée à Sfax

Que veut dire « géreuz de bizi » ?

En nouchi,  langage de rue abidjanais, « bizi » veut dire business. Les « géreuz de bizi » sont celles qui vont gérer un business, c’est une manière de dire qu’on va gagner de l’argent grâce au sexe.

Qui sont ces filles ?

Ce sont des jeunes filles en majorité, elles ont des petits boulots ou parfois elles ne trouvent pas de vrai travail. Et vu aussi la réalité de la vie en aventure de façon générale et en particulier en Tunisie. Alors, gérer un bizi peut  permettre à ces filles  de joindre les deux bouts.

Le phénomène est-il nouveau ?

Des filles qui couchent avec des hommes pour de l’argent sans être des prostituées, ça ne date sûrement pas d’hier. Mais il y en a tellement maintenant dans toutes les capitales africaines et ailleurs, qu’on leur a donné un nom dans le milieu.

>>> Lire aussi : Coopération entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie sur la traite des personnes

Comment procèdent-elles ?

Elles ne font pas du trottoir, elles créent des profils sur les réseaux sociaux pour étaler leurs différents services avec l’appui très souvent d’un manager qui cherche des potentiels intéressés.

Combien ?

Entre 50 et 200 dinars tunisiens [de 16 à 64 euros], selon le client. Le manager prend une commission.

Qui sont les clients ?

Ces filles n’épargnent personne, elles appellent communément leurs clients « les pigeons ». Les meilleurs, ce sont les expatriés ou les hommes d’affaires. Ils payent bien.

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