Guinée – Condé déraille à nouveau: « On peut accepter que des chefs d’Etats changent de constitution, pourquoi le cas de la Guinée pose problème ? »

POLITIQUE

Dans un entretien accordé à RFI et France 24 le lundi 10 février 2020, le chef de l’État guinéen, Alpha Condé répond à ses adversaires qui l’accusent de vouloir modifier la constitution. Et ce, dans le but de se représenter à la présidentielle d’octobre prochain. -troisième mandat d’alpha condé

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Alpha Condé n’exclut pas sa candidature. Selon Alpha Condé, « lorsque le Conseil national de transition (CNT) a été installé, j’ai fait des critiques très dures ; j’ai dit que c’était illégal. Lorsque nous avons fait la réunion à Ouagadougou, il y a eu un consensus que nous devrions accepter pour sortir de la transition. Mais que le gouvernement qui viendrait devrait faire une nouvelle constitution. Tout le monde était d’accord sur ce point. Cependant, lorsque je suis arrivé, j’ai dit que j’ai hérité d’un pays et non d’un état. Donc le problème n’était pas d’abord de faire une constitution, mais de redresser le pays et la refonte de l’armée ». – troisième mandat d’alpha condé

« S’agissant de la révision de la constitution actuelle, nous sommes obligés de la violer par les accords politiques. Et aujourd’hui, la constitution guinéenne actuelle doit répondre aux besoins du monde actuel. Par exemple, la parité entre hommes et femmes, la lutte contre les mutilations génitales, le mariage des filles avant 18 ans et surtout le partage correct des ressources. Quant aux élections, chaque parti est libre de présenter le candidat qu’il veut. Donc la constitution est une chose et le choix des candidats est une autre », a fait savoir le président guinéen.

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LA GUINÉE DIT NON À LA DÉMOCRATIE À GÉOMÉTRIE VARIABLE

« Demain la mouvance peut vouloir me présenter, comme présenter quelqu’un d’autre. Ce que les guinéens n’acceptent pas, c’est cette démocratie à géométrie variable. C’est à dire, on peut accepter que certains chefs d’Etats changent de constitution 4 fois, 5 fois, 6 fois et on ne dit rien. Et pourquoi le cas de la Guinée poserait problème ? Alors que nous voyons beaucoup d’autres cas où les chefs d’Etats ont fait 4 constitutions, 5 constitutions, 6 constitutions », a-t-il dénoncé. – troisième mandat d’alpha condé

Et de dire, « moi, j’ai gagné les élections en 1993, tout le monde le sait. J’ai évité la violence. J’ai dit que je ne suis pas venu pour gouverner des cimetières. J’ai été opposant, je n’ai jamais fait de violence. Depuis mon arrivée, l’opposition a tout le temps mis les gens dans la rue depuis 2011. Donc si nous voulons une constitution moderne, qu’est ce qui est plus démocratique qu’un référendum ? Si le peuple est contre, il vote ‘’non’’. S’il est pour, il vote ‘’oui’’. Je ne vois pas où est le problème. La constitution n’a rien à voir avec les élections présidentielles ».

TIKEN JAH FAKOLY CONTRE LE TROISIÈME MANDAT D’ALPHA CONDÉ.

Rappelons que le reggaeman ivoirien, Tiken Jah Fakoly avait réagi en octobre 2019 après l’annonce de la modification de la constitution en Guinée, ouvrant ainsi la voie à un troisième mandat d’Alpha Condé. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il n’était pas passé par quatre chemins pour dire ses vérités à Alpha Condé qu’il a traité de « fou ».

>>> Lire aussi : Guinée – affaire de 3e mandat: Tiken Jah « Alpha Condé devient fou…. » (vidéo)

« Fou, fou, fou, Alpha Condé devient fou. Je fais cette vidéo pour dire non au troisième mandat d’Alpha Condé. Si ça passe en Guinée, la Côte d’Ivoire va essayer, le Mali et le Burkina aussi. Alors il faut dire non dès maintenant », avait réagi l’artiste. Quant à l’opposition, elle dénonce une dérive « dictatoriale » d’Alpha Condé, à l’instar de nombreux leaders africains.

« Depuis l’avènement de monsieur Alpha Condé à la présidence, la démocratie, la protection des droits humains et les règles d’un État de droit ne sont pas respectées en Guinée », «(…) Par exemple, depuis qu’il est arrivé, les élections législatives ou locales ne sont pas organisées à de bonnes dates. Les droits de l’opposition ne sont pas respectés, on a déjà tué plus de 103 jeunes manifestants sans qu’une enquête soit ouverte et que des sanctions soient prises contre les auteurs de ces crimes », avait dénoncé Cellou Dalein Diallo en octobre 2019. – troisième mandat d’alpha condé

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