Tunisie – Wardia 1/4, La désolation du migrant: Un rescapé de Wardia en parle “je préfère vivre en prison qu’à Wardia” (vidéo)

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Monsieur X, migrant subsaharien, après avoir passé plus de deux mois et demi dans le centre de Wardia explique les conditions de vie du migrants dans ce centre. Pour lui ce centre n’est pas un centre d’accueil mais de détention car les situations dans lesquelles sont détenus les migrants sont contraires aux normes de vie d’un être humain.

Cet article est le premier de quarte articles qui détailleront les conditions de vie du migrants dans le centre de Wardia.

Lisez le récit de ce rescapé du centre de Wardia retranscrit à partir d’une vidéo.

Je suis un subsaharien qui a traversé le désert pour l’Algérie et de l’Algérie je suis venu en Tunisie. Arrivé en Tunisie, j’ai été arrêté par la police tunisienne qui m’a incarcéré dans une prison où j’ai fait un mois, de là nous avons été conduit à la police d’immigration de Tunis à Montplaisir et de Montplaisir nous avons été transféré à Wardia où j’ai fait deux mois et demi.

A Wardia c’était un calvaire, lorsque je dis calvaire c’est parce que j’ai trouvé des couvertures qui date de très longtemps et qui ne sont pas entretenues, c’est d’une salubrité qui n’a pas de nom. A Wardia l’on ne mange pas et ce qu’on mange est en quelque sorte de la nourriture pour chien on nous donne de la nourriture qui ne ressemble pas à l’image de la Tunisie.

A Wardia nous n’avons pas facilement accès à des toilettes, l’on nous donne un petit morceau de savon et du gel pour un mois. Nous n’avons parfois pas de sous-vêtements et de vêtements. Les vêtements que j’avais lorsque j’y suis rentré sont resté sur moi pendant deux mois.Vous imaginez, faire deux mois et demi avec un même vêtement. Chaque jour il ya des détenus qui ont des démangeaisons et d’autres qui tombent malade. Durant mon séjour, il nya eu aucune aide médicale que sa soit de la croix rouge ou du gouvernement tunisien.

Grâce à ce que j’ai vécu à Wardia, jusqu’à présent des toujours des maux de dents.

Pour certains Wardia est un centre d’accueil, j’affirme que c’est un centre de détention car c’est mieux de vivre en prison que de vivre à Wardia. Parce que Wardia n’est pas un centre mais un endroit où l’on héberge des chiens parce que labas rien ne prouve que nous sommes hors d’une prison.

J’ai fait la prison en Tunisie et la prison est mille fois mieux que le centre de Wardia parce qu’en prison la nourriture est variée alors qu’à Wardia nous mangeons du riz non-cuit avec quelques petits morceaux de poulet.

Nous savons tous que la Tunisie est une terre d’asile et de droits de l’homme mais Wardia nous montre le contraire. Je n’appelle pas Wardia centre d’accueil mais de détention car c’est un centre qui mérite de fermer ses portes.

Lorsque je sortais, il y avait des frères que j’ai laissé à Wardia qui sont malade et qui souffrent, il y avait des femmes qui ont de l’asthme et qui sont malade. Des hommes qui n’ont pas de sous-vêtement et qui ont leur même vêtement depuis près de six mois avec lesquels il viennent du désert. Wardia est une prison et non un centre d’accueil, nous sollicitons l’aide de l’Etat aux subsahariens de Wardia parce que nous sommes aussi des hommes. C’est vrai que nous avons une peau différente mais nous sommes des hommes et nous aimerons que vous venez en aide à nos frères qui sont à Wardia. Wardia est un milieu épouvantable, invivable insupportable. Lorsque tu rentres à Wardia tu trouves des matelas qui datent de 7 à 8 ans aujourd’hui et aussi des mêmes draps. Il nya jamais de service de ménage donc aucune possibilité de laver ces draps. Avec tout ce monde qui passe à Wardia, tu dors sur un drap et un lit que des personnes que tu ne sais pas de quoi ils souffrent.

Il ya des personnes qui soufrent de certaines maladie comme moi aujourd’hui qui ai des démangeaisons que je n’avais pas avant parce que j’ai dormi sur des draps pendant deux mois alors que je ne savais pas qui est passé là.

Nous prions que ce centre soit fermé et qu’on apporte d’abord des aides médicales aux résidents de Wardia parce que je sais qu’ils souffrent, que sa soit des maladies de peaux ou autres. Nous l’avons toujours mentionné à la garde nationale de Wardia et à la police d’immigration qui ne nous a jamais apporté de l’aide.

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