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Mali: L’armée française massacre des civils lors d’un mariage, l’État-major parle de jihadistes tués

La confusion demeure autour de la frappe aérienne menée par l’État-major de l’armée française ce dimanche dans un village du centre du Mali.

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Pendant que les maliens parlent de civils tués, la France évoque avoir mené l’attaque contre des djihadistes et non contre des civils.

Plusieurs personnes ont été tuées dimanche dans le centre du Mali, l’armée française disant mardi 5 janvier avoir frappé des dizaines de djihadistes tandis que des villageois et une association locale parlaient de civils atteints par un appareil non-identifié lors d’un mariage.

Une vingtaine de personnes auraient été tuées à Bounti, dans le secteur de Douentza (entre Mopti et Gao, centre du Mali), et plusieurs dizaines d’autres auraient été blessées, dont certaines seraient dans un état critique.

Selon les témoins locaux, ces personnes assistaient au mariage d’un jeune couple dans ce village à majorité peule. « Nous avons reçu plusieurs blessés, sans toutefois connaître l’origine de l’incident », indique cet après-midi Médecins sans Frontières, dont une équipe de MSF Espagne se trouve dans la zone. Des villageois joints sur place ont rapporté une frappe d’hélicoptère en plein jour semant la panique dans une foule assemblée selon eux pour des noces.

Une association locale interpelle la communauté internationale

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L’assistance du mariage aurait été prise pour cible par une frappe aérienne, dont l’origine n’a pas été identifiée immédiatement. D’après plusieurs témoins, il aurait pu s’agir d’une attaque menée par des hélicoptères.

C’est une association locale, « Tabital Pulaaku », une association pour la promotion de la culture des Peuls, une des ethnies maliennes, qui a fait remonter l’information de ce massacre, dénonçant cette tuerie, et demandé au gouvernement malien d’aider à l’évacuation des nombreux blessés.

Barkhane pointée du doigt

Surtout, cette association, qui avait déjà dénoncé en décembre 2019, les exactions de l’armée malienne , invite la communauté internationale à ouvrir « une enquête pour faire toute la lumière sur ce drame et situer les responsabilités ».

Barkhane est pointée du doigt, comme l’armée malienne, accusée depuis de longs mois de commettre des exactions contre sa propre population. Un haut gradé de l’État-major malien cité par le journal L’indépendant , réfute toute responsabilité : « Aucun appareil de l’armée malienne n’avait survolé la zone à la date du 3 janvier ».

La mission des Nations Unies au Mali (Minusma), tout en reconnaissant la réalité de l’attaque, a affirmé « ne pas être impliquée dans les événements survenus ». L’État-major de l’armée affirme, lui, avoir frappé des djihadistes.

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« Il ne peut y avoir de doutes et d‘ambiguïté, il n’y avait pas de mariage. C’est une frappe menée après un processus particulièrement formel et multipartite sur un groupe armé terroriste pleinement identifié, après un recoupement d’informations, des attitudes, une posture, sur une zone caractérisée », a expliqué une source militaire française.

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