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Côte d’Ivoire : Exilé, Guillaume Soro et 19 de ses proches comparaitront devant le tribunal criminel le 19 mai prochain

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Adou Richard-Christophe, Procureur de la République était face à la presse le samedi 01 mai. La rencontre s’articulait autour de l’enquête relative à l’attaque de la base militaire de N’Dotré, de l’état des procédures ouvertes suite aux événements liés à l’élection présidentielle d’octobre 2020 et de la procédure concernant l’atteinte contre l’autorité de l’Etat du 23 décembre 2019.

Sur l’attaque du camp militaire de N’Dotré, le Procureur de la République a annoncé que l’enquête immédiatement ouverte à la suite de cette attaque et menée conjointement par diverses unités de Police Judiciaire a permis, à partir des téléphones des assaillants tués et de leurs carnets d’adresses, d’interpeller vingt-six (26) personnes en lien avec les faits, dont quinze (15) de nationalité ivoirienne, huit (08) de nationalité camerounaise et trois (03) de nationalité libérienne.

Il a précisé que douze de ces vingt-six personnes ont été interpellées à Békipréa dans la Sous-préfecture de Daloa, alors qu’elles se repliaient sur la ville de Toulépleu après l’échec de leur opération. 

“Au nombre des interpellés, figure le nommé YAPOGA Séka Fulgence, infirmier titulaire du grade de premier Maître de la Marine nationale, en fonction à l’Hôpital Militaire d’Abidjan (HMA). Ce dernier a reconnu appartenir à la bande organisée en vue de perpétrer l’attaque. Son rôle devait consister notamment à prodiguer des soins aux blessés et en amont à fournir des renseignements propres à faciliter l’attaque. Quant au couple GUEI Gérard et AKA Affia épouse GUEI, il a donné asile aux assaillants venus du Liberia selon leurs déclarations. Certains de ces assaillants, hébergés par leurs soins, ont été tués au combat quand d’autres ont réussi à fuir après être revenus au domicile du couple GUEI pour récupérer leurs effets personnels. Le nommé KORE Seri Evariste, déjà interpellé, jugé et condamné pour les faits d’atteinte à la sûreté de l’État courant année 2016, a hébergé, une dizaine de personnes durant la période incriminée, sans explications convaincantes. Ces personnes, pour la plupart des anciens miliciens domiciliés à l’ouest du pays, ne justifient pas leur présence à Abidjan, alors et surtout que leur tuteur, désargenté, n’est manifestement pas en mesure de leur assurer le gîte et le couvert. Le libérien Roesler SaynéRabouc et son acolyte Tonali Joachin dit Jackson Doe ont, pour leur part, reconnu avoir été recrutés pour participer à des menées subversives. Enfin, les ressortissants Camerounais, interpellés dans une résidence sise non loin du camp militaire objet de l’attaque armée, expliquent leur présence en ces lieux, en soutenant être venus participer à des séances de prières organisées par une prophétesse. Déférés à mon Parquet, j’ai requis à l’encontre de toutes ces personnes, l’ouverture d’une information Judiciaire au dixième (10ᵉ) Cabinet d’Instruction de la Cellule Spéciale d’Enquête des chefs,

d’atteinte à la défense nationale, d’attentat contre l’autorité de l’Etat, de participation à une activité mercenaire, de détention illégale d’arme à feu et de munitions de guerre. Elles y ont toutes été inculpées et placées sous mandat de dépôt. Les investigations se poursuivent en vue d’identifier, de localiser et d’interpeller toutes les personnes impliquées dans l’attaque de la base militaire de N’Dotré”, a-t-il expliqué.

Sur l’état des procédures ouvertes suite aux événements liés à l’élection présidentielle d’octobre 2020, il a indiqué qu’à ce jour, 102 personnes pour lesquelles les investigations se poursuivent restent détenues et ces personnes pourraient bénéficier d’une mise en liberté provisoire ou éventuellement être placées sous contrôle judiciaire à la discrétion des juges.

Sur le jugement de la procédure d’atteinte à l’autorité de l’Etat du 23 décembre 2019, Adou Richard-Christophe a rappelé que les 23 et 24 décembre 2019, son Parquet avait ouvert une information judiciaire contre SORO KIGBAFORI GUILLAUME (en exil en France depuis juin 2019, ndlr) et tous autres, pour présomptions graves de tentative d’atteinte contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national et de complot et LOBOGNON AGNIMA ALAIN MICHEL et 14 autres pour diffusion de nouvelles fausses tendant à jeter le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement et ayant entrainé une atteinte au moral de la population et atteinte à l’autorité de l’Etat.

Selon lui, l’instruction judiciaire qui est achevée a abouti au renvoi de 08 personnes devant le Tribunal correctionnel et de 20 autres devant le Tribunal criminel.

L’audience devant le Tribunal correctionnel a débuté depuis le 16 avril 2021 et l’audience devant le Tribunal criminel est prévue le 19 mai 2021.

Les personnes qui comparaitront à l’audience criminelle du 19 mai sont entre autres, Guillaume Kigbafori Guillaume, Affoussiata Bamba Lamine, Alain Lobognon, Soro Simon, Sekongo Felicien etc.

avec KOACI

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