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CINEMA

Rayen Hediji, le français originaire de Sfax bientôt en tournage en Tunisie ?

« il est possible que je réalise un film en Tunisie »

En ces circonstances difficiles de crise sanitaire, le cinéma apparaît comme une ouverture sur le monde . Du 30 octobre au 6 novembre, la Tunisie a vibré au rythme de la 32ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC). De nombreuses personnalités du milieu du cinéma venues de toute l’Afrique et des quatres coins du monde étaient présentes au festival.

Rayen Hediji, jeune réalisateur français, était justement présent cette année pour fouler le tapis rouge à la Cité de la Culture à Tunis et poser face aux photographes.
Nous avons profité de l’occasion pour lui poser quelques questions sur sa venue aux JCC et ses projets futurs.

AfroPlanete est donc parti à la rencontre du réalisateur de Double Jeu à l’Hôtel Africa, avant son départ pour la montée des marches.

Comment abordez-vous un film lorsque vous allez au cinéma ? En tant que spectateur « lambda », est-ce que vous arrivez à plonger entièrement dans l’histoire ou êtes vous toujours focalisé sur la manière dont est réalisé le film, le travail technique,…

Rayen: Personnellement j’arrive facilement à me détacher de ce côté pro et vraiment entrer dans le film. Bon, il y a toujours des moments où j’admire tout ce qui est fait derrière, et heureusement car souvent le travail est vraiment remarquable.

Plus globalement, quel est le dernier film que vous ayez vu qui vous as beaucoup plu ? 

Rayen: J’aime beaucoup les thrillers, les polars à suspense. Et justement, j’ai vu un film récemment qui s’y colle parfaitement, c’est Boite noire de Yann Gozlan. Ça a vraiment été un très bonne surprise; un combo de l’excellent Pierre Niney et du milieu de l’aviation qui me fascine tout autant.

Lors des différentes projections, quel film a attiré votre attention dans le programme des JCC?

Rayen: J’ai beaucoup entendu parler de Papillon d’Or d’Abdelhamid Bouchnak autour de moi. J’ai vu son précédent film Dachra et il est vrai que j’ai bien accroché. J’ai hâte de voir ce que va donner celui-là !

Vous ne présentez pas de film cette année, pourquoi teniez-vous à être présent aux JCC ?

Rayen : J’ai vraiment voulu assister aux JCC de cette année car elles marquent un renouveau pour le milieu du cinéma en Tunisie après la crise du Covid, mon pays d’origine.

Vous êtes tunisien ?

Rayen : Je suis né en France et d’origine Tunisienne, de la région de Sfax plus précisément

Nous avons entendu que vous préparez un tournage qui aura lieu prochainement sur le territoire tunisien, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Rayen : Entendu par qui ? (Rire) Je ne veux pas trop m’avancer sur le sujet, mais oui il est possible que je réalise un film en Tunisie en effet. Ce serait plus exactement une coproduction franco-tunisienne. Mais rien n’est encore affirmé pour le moment.

Nous vous avons aperçu justement avec l’acteur tunisien Lamine Belkhodja, avez-vous parlé à propos d’un potentiel rôle dans votre film ?

Rayen : J’ai rencontré Lamine avant les JCC, on s’est très bien entendu et on est devenu ami. C’est un très bon acteur et ce serait un honneur pour moi de travailler un jour avec lui. Mais pour l’instant, je n’ai aucune info à ajouter par rapport à ça.

Aimeriez-vous un jour voir un de vos films en compétition aux JCC ?

R : Bien sûr, j’espère même que je remporterai un prix. (Rire).

Que pensez-vous du cinéma tunisien ?

R : Je pense que c’est un cinéma en pleine expansion, qu’il faut continuer de le développer et qu’on a la chance d’avoir plein de «pépites» en Tunisie, donc il faut en profiter.

Quel approche avez-vous du cinéma africain?

Rayen: Idem que pour la Tunisie, le continent africain regorge de possibilités pour la création de films. Je trouve que c’est un cinéma encore trop peu exposé au reste du monde et il faut essayé de changer tout ça.

Connaissez-vous les FESPACO?

Rayen: Oui j’ai déjà entendu parler de ce festival, malheureusement je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller, ni au Burkina Faso en général. Mais je compte bien y aller un jour, et pourquoi pas essayer d’y présenter un film.

RH semble donc bien là pour raison professionnelle.

Selfie de Rayen Hediji, accompagné des réalisateurs Nicolas Fattouh (Tanit d’Argent Court-Métrage 2021) et Nicolas Khoury face au photocall. (Photo : instagram rayen_news)
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