AfroPlanete
SOCIETE

Tunisie: Une Ivoirienne décède lors d’une césarienne, l’hôpital exige 15 mille DT pour restituer le corps

La communauté subsaharienne, et plus particulièrement celle ivoirienne, est sous le choc depuis le lundi 28 décembre 2021. Une Ivoirienne de 40 ans, du nom de Koné Afsata, a rendu l’âme à l’hôpital Abderrahmane Mami (Ariana) à la suite d’une césarienne qui aurait mal tourné. La victime a dû être plongée dans le coma, avant de rendre l’âme quelques jours plus tard. 

Selon Souaré Baba, mari de la défunte, son épouse s’était présentée à l’hôpital Mahmoud Matri le dimanche 27 décembre 2021 alors que sa grossesse était arrivée à terme (9 mois 2 jours). 

Compte tenu de sa situation, on décide de la garder en vue de déclencher l’accouchement. Malgré l’urgence du cas, ce n’est que le samedi aux environs de 11h que l’accouchement par césarienne fut effectuée, raconte le mari. Le bébé, fatigué lors du travail, a été transféré par ambulance à l’hôpital d’enfants de Bab Saadoun et placé en couveuse.Tandis que la femme, inconsciente, a été transférée en catastrophe à l’hôpital Abderrahmane Mami.

Durant tout ce temps, le mari se plaint du manque d’informations concernant sa femme et son bébé. Ce n’est que le lundi 28 décembre au matin qu’on l’informa du décès de sa femme.

Devant cette triste situation, les compatriotes de la défunte, en tête Tanoh Kouamé François, sécretaire chargé des affaires sociales au sein de l’Association des Ivoiriens de Tunisie,  tentèrent de s’organiser pour enlever le corps et préparer les funérailles, mais butèrent sur l’excès de zèle de l’administration de l’hôpital qui ne voit pas les choses de la même manière. C’est que l’hôpital exige le paiement d’une facture salée de… 15 mille DT pour restituer le corps à leurs compatriotes en vue de son inhumation.

Si le mari, en bon croyant, accepte la volonté d’Allah, il a par contre du mal à digérer cette facture qu’il considère comme un couteau remué dans une plaie béante. « En tant que musulman, j’accepte la volonté de Dieu, mais je ne peux comprendre qu’on exige de moi une somme pareille (que je n’ai pas) pour récupérer le corps de mon épouse », lance-t-il dépité. Il en appelle à la clémence et à l’intervention des autorités afin qu’une solution soit trouvée à son calvaire. 

ARTICLES connexes

Chargement....
AfroPlanete | La vitrine de l'Afrique
AfroPlanete site d'informations, d'actualités et tous évènements en Afrique et ailleurs dans le monde

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désabonner si vous le souhaitez. Accepter Lire plus