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SUBSAHARIEN

Tunisie: Les migrants ivoiriens détenus à Ouardia depuis 7 mois entament une grève de la faim

Détenus à Ouardia depuis près de 7 mois, les migrants ivoiriens accusés pour avoir crée une police parallèle dans la ville de Sfax ont entamé une grève de la faim pour réclamer leur liberté.

Arrêtés et accusés à tort en août 2021 d’avoir créé une police parallèle et de s’adonner à des traversées clandestines vers l’Europe, un groupe de ressortissants ivoiriens étaient passés devant le tribunal de Sfax pour être jugés.

Leur délit, si délit il y avait, était en réalité d’avoir créé une Cellule dont l’objectif est simplement de résoudre les conflits assez fréquents entre les ressortissants ivoiriens. Conflits qui aboutissaient souvent à confrontations et à des agressions sanglantes pouvant même conduire à une mort d’homme.

Jugés et entendus devant le tribunal, les membres de cette cellule ont été innocentés, autrement dit officiellement acquittés selon les documents en possessions des proches des accusés. Seulement voilà, à leur grande surprise, les 4 ressortissants africains (trois Ivoiriens et un Camerounais), au lieu d’être remis en liberté, ont été transférés depuis presque 7 mois à Ouardia sur ordre du chef de la garde nationale de Sfax rapporte espacemanager. Parmi les détenus, l’on compte le président de l’AIVAS (Association des Ivoiriens Actifs de Sfax) et le vice-président de l’AIT (Association des Ivoiriens de Tunisie).

Privés de toute liberté, ces 4 subsahariens se sentant victimes d’une grave injustice, ont décidé d’entamer une grève de la faim depuis une dizaine de jours. 

Déterminés à recouvrer leur liberté bafouée, les grévistes se battent par tous les moyens pour trouver une issue favorable. Malgré les sollicitations formulées auprès de l’ambassade de Côte d’Ivoire, rien n’y fit. 

« Depuis octobre, nous sommes envoyés ici à Ouardia pour une affaire pour laquelle nous avons été acquittés. Au lieu de nous relâcher, on nous arrête, ce qui est injuste. C’est la raison pour laquelle nous avons entamé cette grève de la faim pour nous faire entendre. Ils nous demandent de quitter le territoire à nos frais. Nous essayons de nous battre contre la police des frontières pour faire valoir nos droits. Ils disent que Ouardia, ce n’est pas la prison, mais ce n’est pas loin« , a martelé Oumar Coulibaly, le président de l’AIVAS. 

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