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IMMIGRATION

Les migrants subsahariens au Maroc pris dans une nouvelle vague d’arrestations (vidéo)

Des familles arrêtées en pleine nuit à leur domicile, jetées dans des bus et abandonnées à leur sort dans des villes en plein désert : plusieurs migrants issus d’Afrique subsaharienne et vivant au Maroc s’inquiètent d’une vague d’arrestations particulièrement féroce à Laâyoune, une ville connue pour être un point de départ des candidats à l’immigration vers les îles Canaries, en Espagne.

Ces migrants sont originaires de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Mali ou encore du Togo. Dans une vidéo, tournée dans une chambre d’hôpital de la ville, l’un d’eux, le bras dans le plâtre, raconte comment il s’est blessé en sautant du troisième étage pour échapper à la police, début juin.

Il était 6 h du matin. On dormait et, d’un coup, on a entendu des bruits dehors. On a sorti la tête et on a vu que c’était la police. Elle nous a poursuivi. On a voulu descendre par le balcon. On était plusieurs personnes. Certains sont descendus sans problème. Mais nous, bon….

Sur le coup on n’a pas ressenti de douleurs, mais trente minutes après, on avait du mal à marcher. On ne savait pas quoi faire, alors on est venus à l’hôpital, ici.  

Je suis à l’hôpital depuis dix jours. Je dois normalement avoir des opérations chirurgicales.

Selon Hassan Amari, militant au sein de l’association marocaine des droits humains (AMDH) qui suit la situation, ces arrestations de migrants ne sont pas faites dans les règles, « car les policiers font irruption dans les domiciles sans disposer d’une décision de justice ». 

Après leur arrestation, plusieurs migrants disent avoir été enfermés pendant plusieurs jours dans un centre de rétention qu’ils décrivent comme insalubre, en périphérie de Laâyoune. Certains ont été par la suite embarqués dans des bus et emmenés vers d’autres régions, souvent en plein désert, près de la frontière avec l’Algérie. 

Koffi affirme que les autorités marocaines ont considérablement durci les contrôles depuis la reprise de la coopération avec l’Espagne en matière de migration, début mai. Cette coopération était interrompue pendant deux années en raison de la pandémie de Covid-19 et d’une crise diplomatique entre les deux pays. 

Les autorités marocaines n’ont pas communiqué le nombre des personnes arrêtées depuis le début de cette vague. Hassan Amari, de l’AMDH, estime lui que plus de 1 000 migrants ont été arrêtés depuis le début du mois de juin. 

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