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Le Bénin franchit une étape cruciale dans la prévention du paludisme en recevant son premier lot de vaccin

Le Bénin franchit une étape cruciale dans la prévention du paludisme en recevant son premier lot de vaccin

Le Bénin a récemment accueilli les premières doses du vaccin contre le paludisme, quelques jours après le Cameroun. Les autorités sanitaires béninoises ont réceptionné la cargaison le lundi 15 janvier 2024 en soirée. Ce vaccin, nommé RTS,S/AS01, est développé par l’Université d’Oxford en Angleterre.

Vaccin contre le paludisme : une cargaison de doses mise à la disposition du Bénin, le Ministre béninois de la Santé et le Coordonnateur résident des Nations unies, accompagnés des chefs d’agence de l’Unicef et de l’OMS, ont pris part à la réception officielle des premières doses à l’Aéroport International de Cotonou – Cardinal Bernardin Gantin. La valeur de la cargaison est estimée à plusieurs milliers de doses.

Seuls les enfants de moins de deux ans bénéficieront de ce vaccin, avec un schéma à quatre doses. Faustin Yao, spécialiste de la vaccination au bureau de l’Unicef Bénin, a expliqué que la première dose serait administrée à six mois, suivie de la deuxième à sept mois, la troisième à neuf mois, et enfin, la dernière à 18 mois.

Le Coordonnateur résident du système des Nations unies a souligné que l’introduction du vaccin RTS,S/AS01 entraînera des investissements dans la formation professionnelle, les infrastructures et les séances de sensibilisation.

Le Ministre de la Santé du Bénin, Benjamin Hounkpatin, a appelé les agents de santé à poursuivre leurs efforts inlassablement pour atteindre les objectifs de couverture vaccinale. Il a rappelé à la population que la vaccination reste l’une des stratégies les plus sûres, efficaces et rentables pour lutter contre les maladies.

Cette campagne de vaccination contre le paludisme concerne un premier lot de 12 pays africains, dont le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Liberia, le Niger, la Sierra Leone et l’Ouganda. Dans les trois premiers pays, près de deux millions d’enfants ont déjà été vaccinés avec ce vaccin.

Concernant le vaccin RTS,S/AS01, l’OMS le décrit comme agissant contre le parasite Plasmodium falciparum, le plus mortel et répandu en Afrique. Cependant, l’OMS souligne que l’utilisation de ce vaccin ne peut remplacer les mesures préventives recommandées depuis longtemps, telles que l’utilisation de moustiquaires imprégnées, la pulvérisation d’insecticides, le traitement préventif intermittent des femmes enceintes et les antipaludiques.

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