Le gouvernement de Espagne a annoncé, mardi, la mise en place d’un processus de régularisation destiné à des travailleurs étrangers en situation irrégulière. Cette mesure vise à encadrer légalement une population déjà présente sur le territoire et intégrée à certains secteurs clés de l’économie.
Selon les précisions apportées par la ministre espagnole de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, Elma Saiz, le dispositif concernera les ressortissants étrangers ayant résidé en Espagne pendant au moins cinq mois avant le 31 décembre 2025. Les demandeurs d’asile ayant déposé leur dossier avant cette même date pourront également être éligibles.
Parmi les conditions requises figure l’absence de casier judiciaire. Les personnes remplissant l’ensemble des critères pourront obtenir un titre de séjour d’une durée initiale d’un an. À l’issue de cette période, elles auront la possibilité de demander un changement de statut conformément à la législation espagnole en vigueur, afin de poursuivre leur intégration administrative et professionnelle.
Les autorités estiment que cette mesure pourrait concerner entre 500 000 et 800 000 personnes. Une part importante des bénéficiaires potentiels travaille déjà dans des secteurs essentiels de l’économie espagnole, notamment l’agriculture, le tourisme et les services, dans un contexte de croissance et de besoins persistants en main-d’œuvre.
Cette initiative intervient alors que plusieurs pays occidentaux, notamment aux États-Unis et dans certaines régions d’Europe, ont récemment renforcé leurs politiques migratoires. L’exécutif espagnol assume une approche différente, mettant en avant la régularisation comme un outil de gestion du marché du travail et de cohésion sociale.
Les dépôts de demandes pourront débuter à partir du mois d’avril, après l’entrée en vigueur du décret encadrant cette procédure. Les modalités pratiques seront précisées par les autorités compétentes dans les prochaines semaines.


