Sénégal : Jusqu’à 10 ans de prison prévus par une nouvelle loi sur l’homosexualité

AfroPlanete
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L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, le mercredi 11 mars 2026, une nouvelle loi renforçant les sanctions pénales liées aux relations homosexuelles dans le pays.

Le texte prévoit désormais des peines de cinq à dix ans de prison pour les personnes reconnues coupables d’actes homosexuels. Auparavant, la législation prévoyait des peines moins lourdes. La loi introduit également des amendes comprises entre 2 et 10 millions de francs CFA, contre 100 000 à 1,5 million de francs CFA auparavant.

Selon les dispositions adoptées, la peine maximale pourra être appliquée lorsque l’infraction concerne un mineur. Le texte prévoit également des sanctions pénales contre certaines formes de promotion de l’homosexualité.

Le projet de loi avait été présenté le 24 février 2026 par le Premier ministre Ousmane Sonko. Après son adoption par le Parlement, il doit désormais être promulgué par le président Bassirou Diomaye Faye pour entrer officiellement en vigueur.

La loi prévoit également des sanctions contre les dénonciations abusives faites de mauvaise foi, visant à éviter les accusations infondées.

La question de l’homosexualité suscite régulièrement des débats au Sénégal, un pays majoritairement musulman. Ces dernières semaines, plusieurs arrestations liées à des soupçons d’homosexualité ont été signalées, alimentant les discussions dans l’opinion publique.

Le Sénégal rejoint d’autres États africains ayant récemment adopté ou renforcé des législations similaires.

Au Burkina Faso, les autorités ont approuvé en juillet 2024 une loi criminalisant l’homosexualité. En Ouganda, une législation adoptée la même année prévoit des sanctions sévères contre cette pratique. De son côté, le Ghana a adopté en février 2024 un projet de loi strict prévoyant notamment des peines pouvant atteindre trois ans de prison pour certaines infractions liées à l’identification comme personne LGBTQ+.

Avec cette nouvelle loi, le Sénégal renforce son dispositif pénal dans ce domaine, dans un contexte où la question continue de susciter des débats dans plusieurs pays du continent.

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