Le chef des autorités militaires au Niger, le général Abdourahamane Tiani, a salué l’appui militaire de la Russie à la suite de l’attaque survenue contre l’aéroport international de Niamey. Cette attaque, intervenue dans la nuit de mercredi à jeudi, a visé un site stratégique abritant notamment une base aérienne nigérienne.
Selon les autorités nigériennes, les affrontements ont fait quatre militaires blessés. Vingt assaillants auraient été tués et onze autres interpellés. Les autorités affirment également qu’un ressortissant français figurerait parmi les personnes neutralisées, sans qu’une confirmation indépendante n’ait été apportée à ce stade.
Dans une déclaration diffusée sur la radio publique La Voix du Sahel, le général Tiani a félicité les forces de défense et de sécurité nigériennes ainsi que leurs partenaires russes pour leur intervention. Il a par ailleurs accusé les présidents de la France, du Bénin et de la Côte d’Ivoire d’avoir soutenu les assaillants. Ces accusations n’ont pas été étayées par des éléments rendus publics et ont été rejetées par les pays concernés dans des déclarations antérieures.
Le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Modi, a indiqué dans un communiqué diffusé à la télévision publique Télé Sahel qu’un « groupe armé » avait attaqué la base aérienne 101 de Niamey pendant environ trente minutes, avant une riposte combinée terrestre et aérienne. Il a précisé que du matériel militaire avait été endommagé, notamment un stock de munitions, et que plusieurs aéronefs civils stationnés sur le tarmac avaient été touchés par des tirs lors de la fuite des assaillants.
Les compagnies aériennes concernées incluent notamment Asky Airlines et Air Côte d’Ivoire, qui ont confirmé que certains de leurs appareils avaient subi des impacts alors qu’ils étaient immobilisés.
L’attaque n’a, à ce stade, fait l’objet d’aucune revendication. Des images satellites consultées par des médias internationaux montrent des zones partiellement brûlées à proximité de la piste de l’aéroport. Le site accueille également des forces étrangères, dont des éléments de la mission italienne de soutien au Niger. Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a indiqué suivre la situation, précisant que le personnel italien ne semblait pas avoir été impliqué.
Plusieurs analystes estiment que la piste d’une attaque menée par des groupes jihadistes opérant dans la région reste plausible. Le Niger est confronté depuis plusieurs années aux violences du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et de l’État islamique au Sahel, notamment dans les zones proches de la capitale et dans le sud-est du pays. Toutefois, aucune revendication n’avait été enregistrée à la date de publication.


