À la suite de l’attaque ayant visé l’aéroport international de Niamey, les autorités nigériennes ont publiquement mis en cause plusieurs pays de la sous-région. Le chef des autorités militaires au Niger, le général Abdourahamane Tiani, a salué l’appui militaire de la Russie et accusé les présidents de la France, du Bénin et de la Côte d’Ivoire d’avoir soutenu les assaillants.
Selon les autorités nigériennes, les affrontements survenus dans la nuit de mercredi à jeudi ont fait quatre militaires blessés. Vingt assaillants auraient été tués et onze autres interpellés. Les autorités affirment également qu’un ressortissant français figurerait parmi les personnes neutralisées, sans confirmation indépendante à ce stade.
Ces accusations ont suscité une réaction officielle du gouvernement béninois. Dans une déclaration publique, le porte-parole du gouvernement a rejeté toute implication du Bénin dans les événements survenus à Niamey.
Sans répondre point par point aux propos tenus par les autorités nigériennes, le porte-parole béninois a estimé que ces accusations ne reposaient pas sur des faits établis. Il a souligné que, selon lui, les réactions observées sur les réseaux sociaux, y compris parmi des citoyens nigériens, traduiraient un scepticisme vis-à-vis de ces allégations.
Le gouvernement béninois a par ailleurs affirmé rester concentré sur ses priorités internes, notamment la sécurité nationale, la stabilité du territoire et la protection des populations. Le porte-parole a indiqué que les dispositifs de vigilance et de prévention des menaces resteraient en place et seraient renforcés si nécessaire.
Tout en appelant au calme, les autorités béninoises ont assuré qu’aucune menace ne serait prise à la légère, tout en affirmant ne pas vouloir s’engager dans des polémiques qu’elles jugent contre-productives. Elles réaffirment privilégier une approche fondée sur l’observation des faits, la coopération régionale et le maintien de la sécurité dans la sous-région.
À ce stade, les accusations formulées par les autorités nigériennes n’ont pas été étayées par des éléments rendus publics, et aucun mécanisme régional ou international indépendant n’a confirmé l’implication des pays cités.


