L’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Côte d’Ivoire, Meigoni Seyed Gholamreza, a dénoncé mardi 3 mars 2026 à Abidjan, lors d’une conférence de presse tenue à Cocody, ce qu’il qualifie d’« agression militaire flagrante » des États-Unis et d’Israël contre son pays.
Au cours de son intervention, le diplomate iranien a affirmé que Washington aurait renforcé son dispositif militaire autour de l’Iran et utiliserait des bases situées dans des pays voisins pour mener des opérations visant Téhéran. Il a appelé ces États à empêcher toute utilisation de leur territoire à des fins d’attaque, invoquant les principes du droit international relatifs à la souveraineté et à la non-participation à des actes d’agression.
L’ambassadeur a déclaré que les forces armées iraniennes considèrent comme des « cibles légitimes » les sources d’éventuelles attaques contre leur territoire, y compris les bases militaires ou navires impliqués. Il a inscrit cette position dans le cadre de la doctrine de « légitime défense » régulièrement mise en avant par les autorités iraniennes.
Selon lui, l’Iran a demandé la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, estimant que les actions américaines et israéliennes constituent une menace pour la paix et la sécurité internationales. Téhéran appelle par ailleurs les États membres de l’Organisation des Nations unies à condamner ces actes et à adopter des mesures collectives pour mettre fin à ce qu’il décrit comme un usage illégal de la force.
Meigoni Seyed Gholamreza a insisté sur la responsabilité des Nations unies dans le maintien de la paix mondiale et estimé que l’escalade actuelle représente un risque pour la stabilité régionale et internationale.
Affirmant que son pays « n’a pas choisi la confrontation », il a soutenu que la situation actuelle aurait été « imposée par des acteurs extérieurs à la région ». Il a également précisé que, selon les autorités iraniennes, toute riposte viserait exclusivement les « agresseurs » et non les États voisins.
En conclusion, le diplomate a interrogé l’efficacité des mécanismes diplomatiques actuels, s’interrogeant sur la place du dialogue dans la gestion des crises internationales.
Source: abidjan.net


