La joie a viré au drame à Kumasi. Sara Araba Tettey, brillante avocate de 26 ans, s’est effondrée d’un arrêt cardiaque au cœur des festivités qui ont suivi la victoire du Ghana face au Panama, lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde 2026.
Le mercredi 17 juin 2026 devait rester dans les mémoires comme une soirée de liesse pour tout le Ghana. Les Black Stars venaient de s’imposer face au Panama dans leur premier match du Mondial, déclenchant des scènes de joie spontanée à travers tout le pays. Mais à Kumasi, cette euphorie collective a basculé dans le drame.
Sara Araba Tettey suivait la rencontre entourée d’amis à la résidence étudiante privée Standard Hostel, à Bomso, non loin du campus de l’Université des sciences et technologies Kwame Nkrumah (KNUST). Au coup de sifflet final, alors que les célébrations battaient leur plein, la jeune femme a soudainement perdu connaissance.
Ses amis et les autres résidents, pris de panique, l’ont immédiatement transportée à l’hôpital de la KNUST. Sur place, le personnel médical s’est mobilisé sans relâche, prodiguant un massage cardiaque pendant environ 45 minutes dans l’espoir de la ranimer. Malgré ces efforts intensifs, les médecins n’ont pu que constater son décès peu après son arrivée.
Son corps a été déposé à la morgue de l’hôpital, où une autopsie doit être pratiquée avant l’organisation des obsèques.
Récemment admise au barreau ghanéen en début d’année, Sara Araba Tettey — affectueusement surnommée « Araba Tettey » par ses proches — exerçait au sein du cabinet O & A Legal Consult. Ancienne élève de la Faculté de droit de la KNUST, elle était unanimement considérée par ses collègues et amis comme l’une des juristes les plus prometteuses de sa génération.
Ceux qui l’ont connue la décrivent comme une femme intelligente, travailleuse et profondément compatissante, dont l’avenir professionnel s’annonçait radieux.
La nouvelle de sa disparition a plongé ses proches, ses anciens camarades de classe et la communauté juridique ghanéenne dans la tristesse. Ce décès brutal, survenu en plein cœur d’un moment de joie nationale, rappelle avec une cruelle ironie la fragilité de la vie — même au sommet de l’allégresse collective.


